Publié dans Société

Pénurie de charbon - Les habitants d’Antananarivo en difficulté

Publié le lundi, 29 décembre 2025

Depuis le 25 décembre, le charbon manque dans plusieurs quartiers d’Antananarivo. De nombreux commerçants ont fermé leurs étals, laissant les habitants avec peu d’options pour cuisiner. Dans le quartier de Manarintsoa Namehana, par exemple, un seul commerçant sur cinq est encore ouvert. Le charbon disponible est souvent humide et difficile à allumer. « Même avec du bois de cuisson huilé, il est difficile de faire du feu à cause de l’humidité », explique Liva, une mère de famille.

Dans d’autres foyers, comme celui de Njara, le charbon et le gaz sont utilisés alternativement. « Nous n’utilisons le charbon que pendant la journée et essayons de le faire sécher avant de l’utiliser », ajoute-t-elle. Pour les commerçants, le problème ne vient pas seulement du stock mais aussi des routes. Gilbert, vendeur de charbon, explique : « Il y a du charbon, mais les routes glissantes à cause de la pluie rendent le transport difficile. Nous nous approvisionnons près de Moramanga et autour d’Ankazondandy. Je commande 80 sacs tous les quinze jours. Parfois, cela ne suffit pas, parfois tout part. Actuellement, 80 sacs n’ont pas pu être livrés à cause de l’état des routes ».

Stock limité

Le marché a été arrêté avant Noël. « Ceux qui ont pu se fournir en charbon avant cette période sont les seuls à en avoir. Les autres devront attendre après la fête de fin d’année. Les prix pourraient bientôt augmenter à cause des difficultés d’approvisionnement et de la forte demande » a ajouté Gilbert.  Selon lui, la situation est aussi liée aux permis de production, toujours compliqués à obtenir. « Le permis, valable trois mois, doit maintenant être demandé à Nanisana et non plus au district ou à la garde forestière » a-t-il expliqué. Quant à un responsable du ministère de l’Environnement, il nous a annoncé que les autorisations sont désormais préparées uniquement au niveau du district ou du cantonnement. 

Carinah Mamilalaina

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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